L'acteur égyptien NourEl-Chérif a été une véritable star qui a gagné l'amour du public à travers le grand écran, la télévision et le théâtre.
Des étoiles comme El-Chérif ne meurent jamais.Le public va «revivre ses jours» à travers ses rôles inoubliables au cinéma, à la télévision et sur scène.A l'occasion de son anniversaire, nous vous offrons un aperçu de son parcours cinématographique sans pareil.
Néau Cairele 28 avril1946, Mohamad Geber Mohamad, de son vrai nom, a trouvé la mort le 11 août2015 à la suite d'un cancer du poumon. Avec plus de 200 films,17 pièces de théâtre et plus de 20 séries télévisées, il est l'un des rares acteurs arabes dont le travail touche l'ensemble du monde arabe.
Il est né dans le quartier populaire de SayedaZainabau Caireet étudia à l'Institut supérieur des arts dramatiques du Caire, dont il sortit majeur de sa promotion en 1967. Membre de l'équipe junior du club de football de Zamalek, il renonça à sa passion pour le ballon rond pour se consacrer exclusivement aux planches.
El-Chérif a marié à la belle actrice Poussi après une histoire d’amour sans pareil en 1972. Mais hélas, ils se sont séparés en 2006et ensemble ils ont eu deux filles, Sarah,une réalisatrice et Maï, une actrice.
El-Chérif et Poussi sont apparus dans de nombreux films ensemble, constituant l'un des couples immortels de l'écran d'argent.Leur film romantique emblématique "HabibyDaayman" (Mon cœur pour toujours) nous a enseigné tout le vrai sens de l'amour.
Sa première apparition au cinéma était en 1967 dans Qasr El-Chouk (Le Palais du désir), adaptation de la trilogie de Noble de la Littérature Naguib Mahfouz, qu'il a interprétée avec beaucoup de talent.
Ses débuts à la télévision étaient aussi remarquables et très réussis dans la série "El-KaheraWelNass" (Le Caire et le peuple) du réalisateur Mohammed Fadel.
Acteur fétiche de Youssef Chahine, il a notamment joué dans La «Mémoire» (1982) et a incarné le grand philosophe et théologien Averroès, dans «Le Destin» en 1997.
Parmi ses nombreux autres films, on peut citer «Al-Karnak» (1975)et «L'Immeuble Yacoubian» (2006), l'un de ses derniers longs métrages, tiré du roman d'AlaaAl-Aaswany.
El-Chérif a choisi ses rôles avec soin et a cru que l'art avait un message et un devoir envers la société.
En lisant un script pour un nouveau film, il a ajouté sa vision et ses remarques.Dans de nombreux cas, sa vision a ajouté de la profondeur à l'intrigue du film, le transférant à un film immortel qui a duré dans l'esprit du public.
El-Chérifétait connu pour être un acteur très cultivé et, en fait, l'était.Pour chaque question qu'on lui posait, il avait une réponse sophistiquée et analytique.En tant que grand professionnel, El-Chérif a suivi inlassablement les instructions de jeunes réalisateurs de télévision avec un sourire sur son visage.Cette énorme icône du cinéma ne s'est jamais plainte ni ne s'est jamais retirée comme le font de nombreux acteurs.
Grande star du monde arabe, il avait remporté près de 50 prix nationaux et internationaux, ce qui lui a valu le surnom de «Chasseur de prix». Il a reçu de nombreux prix, dont le «LifetimeAchievementAward» de l'Association égyptienne des écrivains et des critiques du Festival international du film d'Alexandrie et il a été honoré au Festival international du film d'Alexandrie quelques mois avant sa mort.